Tous les articles par Nicolas Delerue

Que deviendrait notre climat en cas de guerre nucléaire mondiale ? Des chercheurs dressent un constat glaçant

Un article paru dans le magazine Géo qui dresse un constat glaçant de ce qui se passerait en cas de guerre Nucléaire:

Que deviendrait notre climat en cas de guerre nucléaire mondiale ? Des chercheurs dressent un constat glaçant

https://www.geo.fr/environnement/que-deviendrait-notre-climat-en-cas-de-guerre-nucleaire-mondiale-des-chercheurs-dressent-un-constat-glacant-210807

Assemblée Générale 2022

L’Assemblée Générale 2022 de Pugwash-France aura lieu le mercredi 8 juin 2022 à l’ENS (45 rue d’Ulm 75005 Paris), salle Henri Cartan – Département de Mathématiques.

Afin de participer, merci de vous inscrire sur https://forms.gle/YtTcQgRy1dRD2JaT8

Ordre du jour:

  • 18h00-19h15: Présentation par Thomas Lindemann, professeur de science politique à l’Université de Versailles Saint-Quentin et à l’Ecole Polytechnique: La dissuasion empathique : une alternative à l’escalade militaire et la capitulation. De la crise de juillet 1914 à la guerre de l’Ukraine 2022.
    • La thèse principale qui sera examinée est la suivante : même des sanctions et des menaces très dissuasives pour une unité politique n’empêchent pas des comportements conflictuels si elles ne vont pas de pair avec une politique de dissuasion « empathique ». Celle-ci permet que l’interlocuteur soit traité comme un égal et que des mesures militaires ne soient pas utilisées comme une démonstration de force. Elle permet aux protagonistes de sauver la face en gardant notamment la fiction de leur agir souverain. On illustrera cette thèse à partir de cas historiques : la crise de juillet 1914 ou la crise de Cuba, en abordant aussi la guerre de l’Ukraine en 2022.
    • Thomas Lindemann, agrégé de science politique, est professeur de science politique à l’Université de Versailles Saint-Quentin et à l’Ecole Polytechnique. Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur les violences politiques dans des revues telles que Political Psychology, International Political Sociology, International Theory, International Relations, Culture et Conflits et Revue Française de science politique. Il mène actuellement des recherches sur l’esprit positiviste comme source des violences internationales.
  • 19h15-19h45: Pot amical
  • 19h45-20h30: Assemblée Générale, ouverte aux sympathisants
    • Approbation du compte-rendu de l’Assemblée Générale du 25 février 2021
    • Rapport d’activité et rapport financier 2021. Projets 2022
    • Élection des membres du Conseil d’Administration (candidature et vote ouverts à toute personne ayant cotisé avant 19h30)

Appel de 664 chercheurs et scientifiques russes : « Nous exigeons l’arrêt immédiat de tous les actes de guerre dirigés contre l’Ukraine »

Le journal « Le Monde » publie un appel de 664 chercheurs et scientifiques russes contre la guerre en Ukraine: https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/02/25/appel-de-664-chercheurs-et-scientifiques-russes-nous-exigeons-l-arret-immediat-de-tous-les-actes-de-guerre-diriges-contre-l-ukraine_6115263_3232.html

Tribune : La France doit participer à la première conférence du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Ce 22 janvier 2022, marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une norme juridique internationale qui renforce la sécurité collective en engageant le processus de désarmement nucléaire. Malgré sa mise en œuvre dans le cadre des Nations Unies (ONU), son adoption par une écrasante majorité des États, la France manifeste une opposition ferme à ce processus multilatéral. Ce refus est en décalage complet avec les propos du président Macron : « la France prendra ses responsabilités en particulier en matière de désarmement nucléaire ». Notre campagne ICAN France appelle, par une pétition, à ce que le France cesse son double langage en participant, en qualité d’observateur, à la première réunion du TIAN qui se tiendra à l’Office des Nations Unies à Vienne, du 22 au 24 mars 2022.

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, qui complète d’autres traités notamment le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), rend illégales les armes nucléaires et la politique de dissuasion. La communauté internationale dispose donc, enfin, d’un instrument juridique pour à la fois engager concrètement le désarmement nucléaire, assurer notre sécurité collective, protéger notre environnement des conséquences humanitaires catastrophiques de toute utilisation d’armes nucléaires et rendre impossible la guerre nucléaire.

Ce sont ces éléments et leur mise en œuvre concrète qui seront discutés au cours de la première réunion du TIAN. D’ores et déjà la soixantaine d’États Parties — dont l’Autriche, l’Irlande et Malte, membres de l’Union européenne, et le Liechtenstein, Saint-Marin et le Vatican —, les États signataires, ainsi que des organisations Internationales (comme le Comité international de la Croix-Rouge) ont annoncé leur participation. De plus, comme il est inscrit dans le traité, les réunions sont ouvertes aux États non parties en qualité d’observateur leur assurant ainsi une possibilité de présence ; ce qui est la preuve d’une volonté d’inclusivité et d’échange avec toutes les parties.

À ce titre, de nombreux États européens ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils seront présents. Nous pouvons les classer en trois catégories :

– les partisans du traité, mais dont l’adhésion prend du temps pour des raisons de débat politique interne (Suisse, Suède) ;

– les opposants au traité, mais dont la coalition de gouvernement ne veut pas ignorer cette conférence : la Finlande, la Norvège (malgré son appartenance à l’OTAN), l’Allemagne (bien qu’hébergeant l’arme nucléaire sur son territoire dans le cadre de l’OTAN) ;

– enfin, nous avons des États (Belgique, Danemark, Japon, Pays-Bas) pour lesquels la question de leur présence est encore en discussion interne.

Depuis que des États ont décidé (en 2013) de faire avancer la connaissance sur le danger des armes nucléaires, puis de lancer (en 2017), au sein de l’ONU, un processus de négociation pour créer un instrument juridiquement contraignant contre les armes nucléaires, la France n’a eu qu’une seule attitude : la chaise vide. Une absence dérogeant totalement avec l’image d’un État qui ne cesse de se dire « responsable », qui appelle à renforcer le multilatéralisme et qui dispose de plus de charges particulières en raison de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité.

Il est trop simple pour la France daffirmer ce 4 janvier, avec les principales autres puissances nucléaires membres permanents du Conseil de sécurité, « qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », alors qu’elle refuse d’assumer ses responsabilités lors d’une réunion dont l’objet même est de rendre impossible une telle catastrophe. Notons que dans le même temps, elle a engagé un programme de modernisation et de renouvellement complet de son arsenal nucléaire.

En poursuivant cette politique, l’actuel gouvernement refuse également d’entendre l’avis positif des Françaises et des Français pour ce traité (67 %, en 2018) ainsi que l’appel officiel des plus grandes villes de France (dont sa capitale) et d’une quarantaine de parlementaires à ce que la France y adhère.

Pour que la France sorte de son isolement, la campagne ICAN France, conduite par de très nombreuses organisations*, lance ce 22 janvier 2022, une pétition (disponible ici) pour demander au Président de la République la présence de la France, en qualité d’observateur, à la première réunion des États Parties (20/22 mars, ONU, Vienne) au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Co-signée par : ICAN France, Abolition des armes nucléaires–Maison de Vigilance, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire, Europe Écologie Les Verts, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement national de lutte pour l’environnement, Mouvement pour une alternative non-violente, Le Mouvement Utopia, Mouvement de la Paix, Observatoire des armements, Pugwash France, Réseau Féministe Ruptures, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour le désarmement nucléaire Franche-Comté, Feyzin-Europe, Mouvement poétique pour une société idéale oubliée, Négajoule !

Séminaire: Status of the Iranian nuclear deal. Political consequences and prospects

Paolo Cotta-Ramusino, Professeur émérite de Physique Mathématique, Secrétaire Général des Conférences Pugwash donnera un séminaire le mardi 27 avril 2021 de 18h00 à 19h30 avec comme titre Status of the Iranian nuclear deal. Political consequences and prospects.

La participation est gratuite mais il est nécessaire de s’inscrire avant sur https://forms.gle/WqNQ1LtwoJQkWPaJA