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Le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires : un instrument de paix !

COMMUNIQUE DE PRESSE,

08 novembre 2018

Le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires : un instrument de paix !

ICAN France, relais national de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, prix Nobel de la paix 2017, interviendra lors du premier Forum de Paris sur la Paixqui se déroulera du 11 au 13 novembre (Halle de la Villette) pour présenter son projet : Le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires : un instrument au service de la paix!

Les armes nucléaires constituent un danger permanent pour la survie de l’humanité à cause de leurs conséquences humanitaires catastrophiques. Non seulement les négociations de désarmement sont au point mort, mais les pays dotés d’armes nucléaires développent de nouveaux programmes, comme la France qui vient d’engager 37 milliards € (entre 2019 et 2025) pour renouveler entièrement son arsenal nucléaire. Les Etats Unis se retirent du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire et les tensions entre pays nucléaires n’ont jamais été aussi fortes depuis la guerre froide, selon le Secrétaire général de l’ONU, M. Guterres.

L’insécurité créée par l’existence de près de 15 000 armes nucléaires qui peuvent à tout moment déclencher une catastrophe, volontairement ou par accident ne peut être niée, sauf à vouloir rester dans un aveuglement total. Le Forum de Paris a pour objectif de célébrer et de promouvoir la paix. Celle-ci pourra pleinement exister lorsque la communauté internationale ne sera plus sous la menace – exercée sous couvert de la politique de dissuasion – permanente de ces armes de destruction massive.  »

Le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires est une solution pour éliminer cette menace à la paix. Adopté par une écrasante majorité d’États le 7 juillet 2017 à l’ONU, son entrée en vigueur devrait se faire d’ici fin 2019, mettant ainsi les armes nucléaires hors la loi. Ce traité est l’étape nécessaire pour assurer la mise en œuvre d’un processus complet de désarmement nucléaire.

ICAN France, lors de ce Forum, présentera, avec ses partenaires, dans l’espace des solutions pourquoi « le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires est un instrument de paix » et proposera aux visiteurs de se faire photographier avec la médaille du prix Nobel de la paix ; un prix décerné pour récompenser nos efforts pour la paix et l’interdiction des armes nucléaires. Beatrice Fihn, Directrice exécutive de ICAN sera également présente et interviendra le 13 novembre (12h15 – 13h15, Auditorium) dans la session « Contrôle des armements : la voie du progrès».

ICAN France sera présent avec ses nombreuses associations partenaires dont : Abolition des armes nucléaires-Maison de VigilanceAssociation internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaireMouvement pour une alternative non-violenteMouvement de la paixObservatoire des armementsPugwash-FranceRéseau Sortir du nucléaire.

Conséquences des essais nucléaires : les atteintes génétiques chez les petits-enfants

Un communiqué de l’Observatoire des Armements (http://obsarm.org/):

Depuis plusieurs années, nous alertons sur les atteintes aux enfants. L’étude — Les conséquences génétiques des essais nucléaires français dans le Pacifique, chez les petits-enfants (2e génération) des vétérans du CEP, et des habitants des Tuamotu Gambiers — conduite par Christian Sueur que nous diffusons aujourd’hui, apporte des éléments issus d’observations cliniques, d’examens complémentaires et d’un important travail de recherche.

Le rapport — disponible sur notre site—, est une « conclusion d’étape » d’un projet de recherche élaboré à Tahiti au sein de l’unité de pédopsychiatrie du Centre hospitalier de la Polynésie française qu’il dirigeait. Un projet conçu avec Bruno Barrillot, co-fondateur de l’Observatoire des armements, et l’association polynésienne Moruroa e tatou.

En effet, 52 ans après le premier essai nucléaire et 22 ans après le dernier, les populations algérienne et polynésienne, comme les personnels, subissent toujours les conséquences sur leur santé et leur environnement et restent sans réponse crédible sur les risques auxquels ils ont été exposés. Eux et les générations suivantes.

« Si ce travail nous a apporté une certitude, c’est bien celle‐ci, toujours la même : la France n’assume pas l’héritage toxique de ces expérimentations nucléaires, et elle utilise toujours son armée, pour continuer de cacher au reste de la population de la République, ce qu’il en est réellement de ces complexes questions sanitaires, qui impliquent également la question du nucléaire civil, en métropole. »

Nous partageons ce constat et faisons nôtre les principales recommandations du docteur Christian Sueur notamment :

— de mettre en place un «  Observatoire des pathologies radio-induites » ;

— de réaliser des études épidémiologiques sérieuses et transparentes…