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The Madness of Nuclear Deterrence

Un entretien (en anglais) de Mikhail Gorbachev avec le Wall Street Journal.

Dans cet entretien, Mikhail Gorbachev insiste sur le danger des armes nucléaires: « Yet nuclear weapons are like a rifle hanging on the wall in a play written and staged by a person unknown. We do not know the playwright’s intent. Nuclear weapons could go off because of a technical failure, human error or computer error.« 

L’entretien en Anglais est disponible ici (inscription requise): https://www.wsj.com/articles/the-madness-of-nuclear-deterrence-11556577762

Communiqué

Le 24 janvier 1946 la première résolution de l’ONU appelle à l’élimination des armes atomiques. Malgré cela, aujourd’hui les Etats détenteurs de l’arme nucléaire persistent à ignorer cet appel et au contraire se lancent dans une nouvelle course aux armements nucléaires.

Depuis l’adoption du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1970, les initiatives de l’ONU en faveur du désarmement nucléaire se sont multipliées, jusqu’au vote par 122 pays le 7 juillet 2017 d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Malgré ces nombreuses résolutions et l’engagement au désarmement nucléaire des États dotés (1) inscrit dans l’article VI du Traité de Non-Prolifération, ceux-ci refusent l’horizon d’un monde sans armes nucléaires.

Alors que le stock mondial d’armes atomiques reste considérable, les pays nucléaires mettent au point de nouvelles armes atomiques plus performantes et plus sophistiquées qui accroissent la menace sur l’humanité d’une destruction volontaire (guerre nucléaire) ou involontaire (par erreur humaine ou technologique).

La menace d’une telle destruction est maintenant classée parmi les plus importantes pour notre planète.

En France, l’absence d’un débat objectif sur la bombe atomique laisse croire à l’opinion publique qu’elle serait une garantie absolue de sécurité. A l’occasion de cet anniversaire de la Résolution 1 des Nations Unies, il faut que nos dirigeants prennent conscience de l’urgence de cette situation et qu’ils mettent fin à cette absurde et suicidaire course aux armements nucléaires en s’engageant enfin dans la voie d’un désarmement nucléaire général, progressif et contrôlé.

En 1999 le scientifique et humaniste français Théodore Monod déclarait : “L’arme nucléaire, c’est la fin acceptée de l’humanité”.

(1)   Etats dotés de l’arme nucléaire : Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie.

 

AFCDRP – Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix.

Michel.cibot@gmail.com, https://afcdrp.com/ 

AMFPGN – Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire.

r.galinski@amfpgn.org, https://www.amfpgn.org/

 GRIP – Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité

https://www.grip.org/

IDN Initiatives pour le Désarmement Nucléaire

idn.france.association@gmail.com, http://www.idn-france.org/

Mouvement de la Paix   

national@mvtpaix.org, www.mvtpaix.org/

Pax Christi France      

delegue@paxchristi.cef.fr, https://www.paxchristi.cef.fr/

Pugwash France

contact@pugwash.fr, pugwash.fr/

Conséquences des essais nucléaires : les atteintes génétiques chez les petits-enfants

Un communiqué de l’Observatoire des Armements (http://obsarm.org/):

Depuis plusieurs années, nous alertons sur les atteintes aux enfants. L’étude — Les conséquences génétiques des essais nucléaires français dans le Pacifique, chez les petits-enfants (2e génération) des vétérans du CEP, et des habitants des Tuamotu Gambiers — conduite par Christian Sueur que nous diffusons aujourd’hui, apporte des éléments issus d’observations cliniques, d’examens complémentaires et d’un important travail de recherche.

Le rapport — disponible sur notre site—, est une « conclusion d’étape » d’un projet de recherche élaboré à Tahiti au sein de l’unité de pédopsychiatrie du Centre hospitalier de la Polynésie française qu’il dirigeait. Un projet conçu avec Bruno Barrillot, co-fondateur de l’Observatoire des armements, et l’association polynésienne Moruroa e tatou.

En effet, 52 ans après le premier essai nucléaire et 22 ans après le dernier, les populations algérienne et polynésienne, comme les personnels, subissent toujours les conséquences sur leur santé et leur environnement et restent sans réponse crédible sur les risques auxquels ils ont été exposés. Eux et les générations suivantes.

« Si ce travail nous a apporté une certitude, c’est bien celle‐ci, toujours la même : la France n’assume pas l’héritage toxique de ces expérimentations nucléaires, et elle utilise toujours son armée, pour continuer de cacher au reste de la population de la République, ce qu’il en est réellement de ces complexes questions sanitaires, qui impliquent également la question du nucléaire civil, en métropole. »

Nous partageons ce constat et faisons nôtre les principales recommandations du docteur Christian Sueur notamment :

— de mettre en place un «  Observatoire des pathologies radio-induites » ;

— de réaliser des études épidémiologiques sérieuses et transparentes…